Extrait du portrait écrit par Annick Fleitour, tiré du livre commémorant les 60 ans du groupe "Eostiged ar Stangala - 60 ans de passion"

Né à Kerlédan, en Kerfeunteun, le 5 avril 1921, Henri Le Viol, hormis ses années au séminaire de Pont-Croix, n'a jamais vécu ailleurs que sur sa terre natale. Il débute sa carrière à la Chambre des Métiers, devient ébéniste chez ses beaux-parents avant de diriger l'entreprise spécialisée dans la confection de meubles et la pose de cuisines. Il se retrouve peu à peu à la tête d'une importante agence d'assurances (les Mutuelles Agricoles, devenues Samda puis Groupama). Dans une profession où la relation de confiance nouée avec le client fait la différence, le breton, sa langue maternelle, est un atout non négligeable.


Dans l'immédiat après-guerre, il a la vitalité de cette génération qui a frôlé le pire, de ceux qui ont vu mourir leurs camarades et pour qui la vie n'a pas de prix. Adjoint du maire François Maillet, ce catholique convaincu est un homme d'engagements. Membre co-fondateur des Eostiged ar Stangala, Henri n'a jamais dansé, à cause d'une jambe qu'il disait folle. Sa ténacité lui permettra de prendre une belle revanche sur le destin; il vouera sa vie, corps et âme, à la danse bretonne.


Volontaire et dynamique, d'une grande droiture, habité par le sens des responsabilités, il insuffle au groupe une bonne partie de ses valeurs. Sévère et bienveillant, paternel et compréhensif, autoritaire et diplomate, il donne autant qu'il exige. Les jeunes qui l'ont connu affirment qu'il n'hésitait pas à «mouiller sa chemise». Sa femme précise: «Il osait, il n'était pas timide et en plus il avait le sens du contact ». Infatigable, il œuvre sans cesse pour le groupe, invite les jeunes gens qu'il connaît à entrer aux Eostiged, va les chercher dans les maisons du quartier, dans les nouveaux lotissements de Parc Ménez ou Tréqueffelec. Doté d'un exceptionnel talent d'organisateur, il règle les déplacements ou les voyages comme du papier à musique, malgré l'absence du téléphone portable et autres fax et Internet.


Fiable, droit et franc, il pose les problèmes quand ils surviennent et sait ne pas être rancunier. Il s'occupe des jeunes du groupe comme de ses propres enfants. En 1999, à sa mort, la famille des Eostiged comprend qu'elle perd un être d'exception, au charisme hors du commun. «Henri c'était vraiment un type bien! », «Respect»: tous les témoignages sont des hommages empreints d'affection et d'une infinie reconnaissance.

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