Rencontre avec… Carole, candidate au titre de Reine de Cornouaille 2017

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Carole, pourrais-tu commencer par te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Carole Le Mouël, j’ai 21 ans et je suis originaire de Kerfeunteun (depuis des générations !). Je suis actuellement en Master Logistique et Transports à Rennes, Master que je réalise en alternance au sein d’une entreprise finistérienne. Je partage donc ma vie entre Rennes et Quimper ce qui me permet de continuer de vivre à Quimper près de ma famille et de ma passion.

 

Les Eostiged, c’est une grosse partie de ta vie ?

C’est ma deuxième famille ! J’ai commencé à y danser à l’âge de 5 ans au groupe enfants, puis aux ados, et enfin aux adultes depuis 2011. En parallèle, je m’occupe des sections enfants depuis 2013, d’abord les plus petits puis maintenant toutes les sections enfants. Ça prend du temps mais c’est très enrichissant !

 

Et donc, Reine des Eostiged, ça signifie quoi pour toi ?

Etre élue Reine des Eostiged, ça montre déjà la confiance du groupe en moi, c’est valorisant. C’est aussi une belle opportunité pour moi de représenter la vision de la culture bretonne, entre tradition et mélanges culturels, défendue par l’Ensemble.

 

Tu danses à Kerf depuis 16 ans. Pourquoi cette année ?

J’ai senti que c’était le bon moment, déjà en termes de temps disponible avec mes études, mais également car j’étais très motivée à le faire cette année, je n’avais pas envie d’attendre un an de plus.

 

Etre Reine de Cornouaille, c’est un rêve de petite fille ?

Pas vraiment, non. Mon rêve de petite fille, c’était plutôt de danser sur scène. Je vois ça comme une façon de défendre une image moderne et tournée sur le monde de ma culture. Je me dis aussi que c’est une façon de vivre le Cornouaille d’une façon différente des autres années, après avoir été spectatrice, danseuse et bénévole.

 

Peux-tu nous parler de ton costume de Reine ?

Le costume que j’ai la chance de porter est un costume de Quimper des environs de 1900. Une grande partie des pièces est authentique et provient de la collection privée d’Isabelle Quintin. Le costume a été reconstitué et complété par Mathias Ouvrard, qui a notamment conçu entièrement le tablier. J’ai eu cette chance de trouver un costume authentique qui m’allait et surtout me plaisait. Il m’attendait sûrement depuis tout ce temps !

 

Le dossier que tu vas présenter Samedi porte sur « les femmes dans la faïence quimpéroise ». Pourquoi ce choix ?

C’est un sujet qui m’intéresse depuis que j’ai travaillé dans une boutique de faïences à Quimper. La faïence est le symbole de la culture Cornouaillaise. C’est un dossier que j’ai abordé sous un angle davantage intime et personnel qu’historique, car j’ai été émue par les représentations des femmes dans les faïences de Quimper. J’ai élargi le sujet aux femmes qui travaillent dans ce domaine, et mon dossier est un recueil de portraits de ces femmes qui ont toutes une histoire passionnante.

 

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© Bernard Galeron

 

Il y a un aspect féministe et engagé pour les droits des femmes dans ce sujet ?

Au fil du temps, j’ai réalisé que ça l’était un peu, oui. A l’origine pourtant, je cherchais davantage à montrer l’ouverture de la culture bretonne sur le monde, par exemple à travers les bustes en faïences représentant des femmes africaines. La société bretonne repose sur le matriarcat et il m’est apparu juste et essentiel d’assumer cette place de la femme. Finalement, ça me tenait à cœur de montrer l’importance des femmes, dans la culture et l’économie.

 

Tu as fait beaucoup de recherches pour réaliser ce dossier ?

J’ai commencé par emprunter beaucoup de livres, puis j’ai été au contact de personnes qui avaient des histoires à raconter sur le sujet, comme Bernard Verlingue, conservateur du Musée de la faïence à Quimper et avec qui j’ai passé beaucoup de temps. J’ai ensuite rencontré les actuelles « peinteuses » (oui, ça se dit comme ça !), pour discuter de leur travail, de leur vision de cet art. La plupart ne sont d’ailleurs pas bretonnes, ce qui m’a permis de discuter sous un angle différent.

 

Tu as demandé conseil aux précédentes Reines de Eostiged ?

Pas vraiment au début, car le Festival de Cornouaille donne une très grande liberté aux candidates sur le dossier. J’ai donc voulu faire faire un travail qui me ressemble, comme je l’avais imaginé. Ce n’est qu’après que j’en ai discuté avec les anciennes et elles ont plutôt apprécié, ce qui m’a conforté dans mes choix.

 

Comment abordes-tu cette semaine en tant que candidate ? Stressée ? Impatiente ?

Je vais profiter de la fête cette semaine, je ne suis pas encore dans la précipitation du week-end, c’est là que tout se passera. Pas de stress, je suis plutôt impatiente d’en profiter à fond, même si je serai un peu triste de ne pas accompagner le groupe enfants samedi et dimanche !

 

Le moment des résultats rassemble toujours une immense foule. Comment expliques-tu ce succès ?

C’est difficile à dire. Je pense que c’est un temps fort du festival depuis tant d’années que ce moment est devenu immanquable, presque mythique. Et puis les gens aiment voir les costumes, dans un superbe cadre sur le balcon du musée breton. Tout s’y prête. D’autant plus que les familles et les amis de chaque prétendante attendent ce moment !

 

Pourtant, on entend parfois dire que cette élection est un folklore. Que réponds-tu à cela ?

Justement non, on cherche à envoyer un message différent : on a des filles jeunes, actives, ouvertes sur le monde et qui sont passionnées par leur culture. Et toutes y trouvent leur plaisir, certaines davantage dans le côté traditionnel, d’autres plus dans cet aspect moderne sans oublier d’où l’on vient. C’est ce que je veux représenter, et c’est ce que les Eostiged représentent en général.

 

Quelle sera ta réaction si tu es élue Reine de Cornouaille ?

A vrai dire, je n’y ai pas vraiment réfléchi. On m’a dit que j’allais en rêver la nuit qui précède ! Je serais très fière si je suis élue, et heureuse. Mais pour l’instant, je pense avant tout à profiter au maximum du weekend.

 

Un dernier mot à ajouter ?

Je voudrais remercier tous les Eostiged pour leur confiance, leurs conseils, leur aide. C’est une super expérience à vivre quoi qu’il arrive.

 

Propos recueillis par nos soins

 

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© Bernard Galeron

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